Les instruments du marché des capitaux sont les actions et tous les titres de dette de maturité supérieure à un an. Leurs prix fluctuent davantage que ceux des instruments du marché monétaire, et ils constituent des placements plus risqués.
Les actions
Les actions sont des droits de copropriété sur les revenus et sur l'actif net de la société qui les a émises. Le montant des actions existantes et très important.
Les actions sont détenues par les ménages, par des institutions financières - comme les fonds d'investissement, les UCITS (undertakings for collective investment in transferable securities) dans d'union européenne, c'est à-dire les OPC, les organismes de placement collectif, les fonds de pension et les compagnies d'assurance-vie, mais aussi par des entreprises non financières soit comme placement, soit en vue du contrôle d'autres entreprises.
Les obligations d'État
Dans la plupart des pays, les obligations émises par les États pour financer les déficits budgétaires représentent une partie importante du marché des capitaux. C'est d'ailleurs autour des titres publics que des marchés secondaires organisés sont apparus, les premiers en Italie dés la Renaissance.
Les obligations publiques sont émises pour de longues durées, 10 à 30 ans. Il a existé des obligations perpétuelles, par exemple les British consols émises par le Trésor britannique qui servaient un taux d'intérêt annuel de 2% et ,'étaient jamais remboursées ( la "perpétuité"a cependant pris fin en 1914). Habituellement, les titres publics paient un intérêt annuel fixe et sont remboursés à l'échéance. De nouveaux types d'obligations sont apparus récemment : obligations à zéro-coupon (qui ne paient pas d'intérêt chaque année, mais paient un montant accumulé inclus dans le remboursement final), obligations indexées (pour lesquelles le principal et/ou les intérêts sont indexés sur un indice des prix, national ou européen). Les obligations publiques sont largement détenues par les institutions financières gérant de l'épargne à long terme.
Des institutions publiques et quasi publiques (collectivités locales) émettent également des obligations à long terme qui sont explicitement ou implicitement garanties par les États et ont donc des caractéristiques proches de celles des obligations publiques.
Les obligations privées
Les entreprises qui bénéficient de bonnes notations peuvent émettre des obligations à long terme. La plupart des obligations versent deux coupons d'intérêt par an et sont remboursées à l'échéance. Les obligations convertibles ont comme particularité de permettre à leur détenteur de les convertir en un nombre déterminé d'actions de l'entreprise émettrice. Cela les rend attractives pour les investisseurs qui espèrent une hausse du cours des actions leur permettant d'exercer cette option avec profit. De ce fait, ils acceptent des paiements d'intérêts plus faibles, ce qui est un avantage pour les entreprises émettrices.
Les obligations hypothécaires
Les obligations hypothécaires sont des titres représentatifs des prêts faits aux ménages ou aux entreprises pour acheter des biens immobiliers qui constituent des sûretés pour ces prêts.
Les obligations sécurisées (covered bonds) ont pour origine les Pfandbriefe allemandes qui sont apparues à la fin du 18-ème siècle. Ce sont des obligations dont le service ( versement des intérêts et remboursement du nominal) provient des paiements d'intérêts par les emprunteurs sur des prêts hypothécaires ou des créances sur le secteur public ( collectivités locales notamment).
L'initiateur des obligations sécurisées est obligatoirement un établissement de crédit.
N:B la crise financière de 2007 a commencé sur le marché des prêts hypothécaires aux États-Unis, en raison de la baisse du prix, des logements à partir de l'été 2006, mais aussi à cause d'un relâchement des conditions d'octroi des prêts et de graves dysfonctionnements dans le marché des obligations hypothécaires et des produits dérivés qui en sont issues.



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