Le Fonds monétaire international (FMI) l’écrit noir sur blanc dans
son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, publié le
14 avril : “Il est très probable que l’économie mondiale
connaisse cette année sa pire récession depuis la Grande Dépression, soit une
récession plus grave que celle observée lors de la crise financière mondiale il
y a une dizaine d’années.”
Une situation
tellement exceptionnelle que seule une poignée de personnes ont déjà connue
pareille période dans leur vie, rapporte le Financial Times.
Le
quotidien britannique précise que l’institution internationale prévoit un recul
de la croissance de 3 %. Cela correspond à “6,3 points de pourcentage de
moins que le chiffre de croissance attendue pour le FMI en janvier dernier, à
savoir +3,3 %”, explique le quotidien économique.
” Le FMI prévoit que l’économie se contracte de 6,1 % dans les pays
développés et de 1 % dans les pays en voie de développement. Une
croissance positive est toutefois attendue pour l’Inde et la Chine.”
Une récession qui va laisser des traces
Malgré une
reprise en 2021, la crise du coronavirus devrait laisser des traces sur
l’ensemble de l’économie mondiale à moyen terme et marquer toute une
génération. Dans le cas d’une “prolongation des mesures de confinement au
deuxième trimestre de cette année et d’une deuxième vague, même moins
virulente, de l’épidémie de Covid-19 en 2021, le choc sur l’économie mondiale
serait deux fois plus important, estime le FMI”.
Parmi les conséquences de cette
récession, “une forte augmentation du chômage, même si de
nombreux pays ont adopté des programmes de maintien de l’emploi. Par
conséquent, il est prévu que le revenu par habitant chute dans 90 % des
189 États membres du FMI”. Il est par exemple prévu,
poursuit le Financial Times, que le taux de
chômage aux États-Unis passe de 3,7 % en 2019 à 10,4 %
cette année.
Le coût de l'inaction aurait été plus élevé
Le quotidien économique britannique
fait aussi part des scénarios évoqués par l’Office for Budget Responsibility,
organisme public financé par le Trésor britannique et chargé de fournir des
prévisions économiques. Le scénario le plus pessimiste prévoit une contraction
de 35 % de la production du pays dans le cas d’un prolongement du confinement.
Mais certains de ses membres
expliquent que même si les mesures sanitaires provoquent une contraction de
l’économie, “le coût de l’inaction aurait certainement été
bien plus élevé”.
Source : FINANCIAL TIMES / LONDRES / www.ft.com
Source : FINANCIAL TIMES / LONDRES / www.ft.com



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